Ukraine Gaza Iran et autres théâtres des opérations impérialistes, mars 2026

Titres: Non l’Iran n’a pas la bombe nucléaire, Iran quelques points d’histoire, Guerre en Iran point de situation, Stratégie Iranienne fin du pétrodollar ? L’expansion illimitée d’Israël, La Chine cible indirecte de la guerre en Iran ? Une loi pour exécuter les résistants palestiniens, L’Iran est la cible de l’impérialisme, Les frappes US touchent les civils, L’Iran frappe les bases américaines, Kiev menace la Hongrie …

Non l’Iran n’a pas la bombe nucléaire …

Jacques Baud: «La guerre en Iran est basée sur des mensonges, comme toutes les précédentes». On sait depuis 2003 que les Iraniens n’ont pas la bombe nucléaire, suite à une étude de faisabilité négative (projet Amade), confirmé par un rapport de la CIA, et vérifié à nouveau en 2025 par l’AIEA. Les insurrections de janvier ont été prémédités et organisés par les occidentaux (livraison d’armes, de terminaux starlink pour la coordination, attaques sur la monnaie iranienne …). Il y a un grand flou sur le nombre réel de morts.

Iran quelques points d’histoire …

L’Iran a soutenu les États-Unis durant la première guerre du Golfe, mais a été écarté de la conférence de Madrid. L’Iran s’est également placé du côté de l’administration américaine dans la guerre contre les Taliban en Afghanistan. Les Iraniens ont proposé un pacte global et se sont aussi engagés à ne plus faire obstruction au processus de paix israélo-arabe. Mais l’arrogance néoconservatrice américaine – ‘Nous ne discutons pas avec l’axe du Mal’ – a empêché de donner une réponse pragmatique à la démarche iranienne.

Le 21 avril 2004, le président George Bush déclare qu’il va “s’occuper de l’Iran”. En 2007, le président George W. Bush a autorisé des opérations clandestines en Iran, lesquelles comportaient l’armement et l’entraînement de mouvements terroristes comme Modjahedin-e-Khalq (MeK), un groupe figurant «(sur la liste des mouvements terroristes du département d’État depuis le 10 août 1997) et cité en exemple de la connivence de l’Irak avec le terrorisme! »

Guerre en Iran point de situation …

Dans une interview qui fait l’effet d’une bombe, Tucker Carlson reçoit l’analyste géopolitique Brandon Weichert pour lever le voile sur ce que  » ils » ( médias mainstream et administration américaine ) refusent de vous dire sur le conflit au Moyen-Orient…Ce n’est pas une guerre locale. C’est déjà une guerre mondiale par procuration, avec des enjeux qui dépassent de loin les narratifs officiels. Les révélations les plus lourdes de cette conversation.

  • Les missiles hypersoniques iraniens sont une arme impossible à arrêter. Weichert est catégorique : l’Iran dispose d’au moins une centaine de missiles hypersoniques ultra-modernes, stockés dans d’immenses  » villes de missiles  » souterraines.
  • La Chine est déjà sur le terrain et c’est une guerre mondiale. Derrière l’Iran, il y a Pékin. Weichert révèle qu’un général russe à la retraite a confirmé la présence d’un groupe d’officiers chinois de haute technologie au sol en Iran, en train de perfectionner ces missiles hypersoniques.
  • Les dommages réels sont cachés au public. Ce que vous ne verrez jamais aux JT : La base américaine de Bahreïn ressemble aujourd’hui à Gaza. La Ve Flotte américaine est totalement hors de service. Au moins trois bases US dans le Golfe sont dévastées. Les raffineries au Qatar et en Arabie saoudite sont hors service pour des mois, voire des années, ce qui explique le pic imminent des prix du pétrole.
  • L’influence israélienne sur Washington et le facteur religieux explosif
  • Tucker pose la question qui fâche :  » Ne serait-ce pas une guerre religieuse pour reconstruire le 3ième temple ? ». Pire : la possibilité d’un « false flag » est évoquée ouvertement : frapper le Dôme du Rocher et accuser l’Iran pour justifier l’escalade.
  • L’assassinat de l’Ayatollah Khamenei était un pari stupide qui a échoué. Le meurtre du chef religieux iranien était censé faire imploser le régime en 72 heures: Échec total.
  • L’Amérique s’épuise… et la Chine gagne. En quatre jours seulement, les États-Unis ont tiré 400 missiles Tomahawk. Le budget demandé pour l’année ne prévoyait que 59 nouveaux missiles.

Les Américains meurent pour des intérêts qui ne sont pas les leurs. Il est temps de revenir à l’objectif « America First » avant qu’il ne soit trop tard, avant une escalade nucléaire ou une guerre religieuse mondiale.

Discours incompréhensible de Donald Trump

Retrait américain et menaces de frappes, difficile de savoir vers quoi on se dirige. Si c’est du Bluff, il ne fonctionne pas car les Iraniens ne veulent plus reconduire l’interdiction de l’arme atomique, tout en craignant une attaque nucléaire de ses ennemis … (cliquer pour lire)

Encore une fois, Donald Trump s’est fendu d’un discours difficilement compréhensible dans la nuit de mercredi à jeudi. Ce qu’en perçoivent les Iraniens, c’est un mélange de désengagement américain et de menace ouvertement génocidaire. Siavosh Ghazi résume ainsi le fond du message : « il y a un désengagement progressif des États Unis dans ce conflit », Trump expliquant qu’il n’est plus question d’envoyer des troupes au sol pour détruire l’uranium enrichi, tandis que les munitions américaines s’épuisent. Mais ce retrait apparent se double d’une violence de langage rarement assumée publiquement par un chef d’État occidental : « Nous allons les frapper extrêmement fort dans les deux ou trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à l’âge de pierre qui est leur place ». Régis de Castelnau y voit bien plus qu’une menace d’ordre militaire : « Je suis désolé, c’est une affirmation génocidaire ». Siavosh Ghazi souligne par ailleurs une crainte persistante au sein du régime des mollahs : celle de voir les États Unis utiliser une bombe nucléaire tactique de faible puissance sur une installation isolée, comme ultime moyen de pression pour « faire arrêter la guerre ». Au milieu de ce bras de fer, un autre basculement passe presque sous les radars : le nouveau guide suprême iranien refuse de reconduire la fatwa interdisant l’arme atomique, ce qui « veut dire que maintenant l’Iran a les mains libres » et prépare une loi pour sortir du traité de non prolifération et cesser toute coopération avec l’AIEA. Autrement dit, pendant que Trump menace de « ramener à l’âge de pierre » le régime perse, Téhéran glisse vers une doctrine nucléaire beaucoup plus dure, dans un silence quasi total des grands médias.

Stratégie Iranienne fin du pétrodollar ? …

Selon la chaîne américaine d’information en continu CNN, L’Iran pourrait ré-ouvrir partiellement le Détroit d’Ormuz, sous condition expresse que le pétrole y transitant soit payé en yuan chinois. Ce serait la fin de l’hégémonie du dollar et de l’hyperpuissance américaine ! On commence à comprendre le plan machiavélique en 6 étapes probablement conçu par l’Iran pour abattre la puissance américaine. Non pas par les armes, mais par le pétrole et la finance, en contribuant à remplacer les « pétrodollars » par les « pétroyuans ».

  • 1️⃣ L’Iran bloque le détroit d’Ormuz ✅ FAIT
  • 2️⃣ L’offre mondiale de pétrole s’effondre et le prix du pétrole s’envole. Le baril dépasse 100$ ✅ FAIT
  • 3️⃣ En rétorsion, les États-Unis bombardent l’Iran (et notamment l’île de Kharg où sont situés 90% des stocks de pétrole iranien) pour forcer Téhéran à rouvrir le détroit. ✅ FAIT
  • 4️⃣ L’Iran propose de rouvrir le détroit, mais UNIQUEMENT en yuans. Cette exigence satisfait grandement Pékin et n’est pas illogique puisque la Chine est de très loin le principal acheteur de brut iranien. ✴️ EN COURS
  • 5️⃣ Les pétromonarchies d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Bahreïn et du Koweït, qui ont amèrement constaté l’inexistence de la protection militaire que devaient leur fournir les États-Unis, se résignent à commencer à facturer leurs exportations en yuans pour éviter l’asphyxie économique et financière.
  • 6️⃣ Le dollar perd son monopole sur la facturation du commerce mondial des hydrocarbures.
    Le système des « pétrodollars » apparu avec la crise du pétrole de 1973 disparaît, et avec lui l’un des atouts essentiels de l’hyperpuissance américaine. Et cela au profit des « pétroyuans » qui vont consacrer la Chine comme première puissance mondiale au 2e quart du XXIe siècle.

L’expansion illimitée d’Israël …

« Les pétromonarchies commencent à comprendre, avec beaucoup de retard, qu’elles seront aussi au menu ». Pour Youssef Hindi, les monarchies du Golfe découvrent que le parapluie américain ne les protège pas : elles ont été enrôlées comme voitures béliers dans une entreprise de démolition régionale.

  • Le géopolitologue le souligne : Israël « peut aujourd’hui combattre, pas vaincre, mais combattre des milices armées comme Hamas et Hezbollah », mais « n’est pas capable de faire tomber des États, de faire tomber l’Égypte, la Syrie de Bachar al Assad, l’Irak de Saddam Hussein, l’Iran. Ils ont besoin des États Unis ». Aux yeux de notre invité, la guerre actuelle contre l’Iran est l’aboutissement de décennies de lobbying pro israélien pour entraîner Washington vers l’escalade, afin de construire le « grand Israël » que Dieu aurait promis à Abraham.

La Chine cible indirecte de la guerre en Iran ? …

Selon Michel Collon (Investig’Action), la Chine est la cible réelle des États-Unis dans la guerre en Iran. Il s’agit de stopper la livraison du pétrole à la Chine pour réduire son activité commerciale.

Pourquoi la Chine pourrait être la grande gagnante de la guerre en Iran ? Grâce à d’importantes réserves de pétrole, la République populaire peut amortir les effets de la crise énergétique mieux que d’autres États de la région. Et sur le plan géopolitique, Pékin pourrait bien en tirer profit.

  • Les États-Unis perdent ressources et crédibilité. La guerre épuise les ressources militaires, diplomatiques et financières des États-Unis de façon systématique.
  • Pékin profite de nouvelles routes commerciales. Ceux qui voudront éviter les sanctions commerceront sans doute davantage en yuan plutôt qu’en dollars. Et la route terrestre continentale reliant l’Asie de l’Est à l’Europe via la Chine gagne elle aussi en attractivité avec la fermeture du détroit d’Ormuz.
  • La Chine est en avance sur les énergies renouvelables. Celles-ci couvrent déjà plus de 40% de la demande du pays en électricité. Les dirigeants chinois ont également constitué d’immenses réserves stratégiques de pétrole. 
  • Pour la Chine, la principale menace liée au conflit avec l’Iran réside dans le fait que celui-ci pourrait freiner la consommation mondiale, avec des conséquences évidentes pour les exportations chinoises.

Une loi pour exécuter les résistants palestiniens …

« Peine de mort pour terrorisme » : la loi votée en Israël déclenche un tollé international et des accusations d’exécutions légalisées. Le Parlement israélien a adopté lundi soir une loi instaurant « la peine de mort pour les terroristes« , taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens reconnus coupables d’attaques anti-israéliennes meurtrières, l’Autorité palestinienne dénonçant une tentative de « légitimer des exécutions extrajudiciaires« .

« La corde est réservée aux Arabes » : la nouvelle loi israélienne sur la peine de mort pour les Palestiniens reprend les codes coloniaux. L’adoption récente de la loi israélienne sur la peine de mort légalise une politique d’exécutions déjà en vigueur selon un calendrier préétabli. C’est cette même logique coloniale qui régit la manière dont Israël déclenche ses guerres : d’abord Gaza, puis le Liban, et maintenant l’Iran. La résistance dans cette région refuse le calendrier de mort imposé par Israël.

L’Iran est la cible de l’impérialisme …

Bruno Guigue : dans la conjoncture présente, renvoyer dos-à-dos le « régime des mollahs » et le tandem génocidaire Trump-Netanyahou est clairement une ineptie politique. Oublierait-on que c’est l’État iranien lui-même, son intégrité et sa souveraineté, qui est la cible de l’impérialisme ?

Invité sur le podcast du commentateur conservateur américain Tucker Carlson, l’ambassadeur américain à Jérusalem Mike Huckabee a estimé qu’Israël avait un droit sur des terres s’étendant sur une large partie du Moyen-Orient, parce que Dieu l’a dit, au grand dam des pays arabes voisins.

Les experts de l’ONU* ont condamné aujourd’hui les assauts militaires en cours contre l’Iran et le Liban par les États-Unis et Israël comme des violations flagrantes du droit international.

Les frappes US touchent les civils …

Les images inédites analysées par « Le Monde » prouvent la présence d’enfants parmi les personnes tuées dans une école de Minab, en Iran, touchée le premier jour du conflit par une « probable » frappe américaine.

  • Malgré sa proximité immédiate avec une base militaire des gardiens de la révolution, lui aussi bombardé le 28 février, ces images prouvent que le bâtiment était une école. Le samedi 28 février, jour de classe en Iran, des élèves étaient donc bien présents lorsqu’elle a été frappée par une bombe.

L’Iran frappe les bases américaines …

François Asselineau : les frappes iraniennes ont causé de sérieux dégâts sur la base militaire américaine de Bahreïn, qui est de toute première importance pour la présence des forces américaines dans le Golfe arabo-persique. Les 70% de sa population sont chiites et pro-Iran ! Les résidents ont été invités à rester chez eux. Aux dernières nouvelles (2 mars 2026), les frappes iraniennes auraient détruit un pétroliers des forces de soutien de la marine américaine dans le port de Bahreïn.

  • Par crainte d’un soulèvement de l’écrasante majorité chiite contre le Roi Al Khalifa, les autorités ont déployé des engins blindés partout. Les précédentes émeutes, en 2011, avaient été férocement écrasées (80 morts,600 blessés) avec le plein soutien des États-Unis. Le roi est inquiet car il réalise que la base navale américaine ne le protège pas: l’état-major américain a demandé à ses soldats et navires de quitter le Bahreïn au plus vite ! Toute honte bue, le roi a téléphoné à Poutine pour le supplier de calmer l’Iran.

Kiev menace la Hongrie …

Le président ukrainien met en garde Orbán : « Nous savons où vous êtes ». En toile de fond, un différend concernant les livraisons de pétrole russe et le blocage d’un prêt de l’UE à l’Ukraine. « Inacceptable » : Volodymyr Zelensky menace Viktor Orban – la Commission européenne réagit vivement.

La Hongrie déclenche une crise avec Kiev après la saisie de 81 millions de dollars en espèces et en or, et l’arrestation de 7 Ukrainiens. Les autorités hongroises ont déclaré le 6 mars avoir placé en détention sept citoyens ukrainiens, dont un ancien officier du renseignement, soupçonnés de blanchiment d’argent, et avoir saisi deux véhicules blindés transportant 80 millions de dollars en espèces et 1,5 million de dollars en or.

La Hongrie bloque un prêt de plusieurs milliards à l’Ukraine. Vendredi (20.02), le gouvernement hongrois a annoncé qu’il bloquerait la dernière formalité préalable au paiement. Il a justifié sa décision en affirmant que les dirigeants ukrainiens empêchaient délibérément la reprise des livraisons de pétrole russe via l’oléoduc Druzhba. Les discussions portent principalement sur le blocus inattendu imposé par la Hongrie, qui de ce fait, empêche le versement d’une aide de 90 milliards d’euros précédemment convenue.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proféré des menaces à peine voilées à l’encontre du Premier ministre hongrois Viktor Orban, au sujet du blocage par Budapest d’un prêt européen de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine. La Commission européenne a aussitôt qualifié ces déclarations d’inacceptables, exigeant que toute menace contre un État membre cesse.

  • « Nous espérons qu’une seule personne au sein de l’UE ne bloquera pas les 90 milliards. Sinon, nous donnerons l’adresse de cette personne à nos Forces armées, à nos gars. Qu’ils l’appellent et qu’ils lui parlent dans leur propre langage«

La confrontation entre la Hongrie et Kiev s’est cristallisée autour de la saisie par les autorités hongroises de deux fourgons de la banque d’État ukrainienne Oschadbank. Transportant les liquidités et l’or estimés à près de 70 millions d’euros, ces véhicules effectuaient une opération transfrontalière entre l’Autriche et l’Ukraine. Dans le détail, on comptabilise 33 millions de dollars, 30 millions d’euros et 9 kilos d’or mis sous séquestre.