Sectarisme, Fanatisme, Wokisme, Genrisme, Pédophilie et autres dérives, févr. 2026

Titres: Contenus pornos pour mineurs chez France TV, Enquête sur la pédocriminalité, Réseau pédocriminel entre la France et le Sénégal, 69 défenseurs de la pédophilie (1977), Les origines de Jeffrey Epstein selon Poussard, Le courriel à 25 millions de $ d’Epstein, Epstein n’intéresse pas la justice française, La liste Epstein et ses répercussions, L’ex-prince Andrew arrêté par la police dans l’affaire Epstein, Epstein et Karen Mulder premier témoin, Affaire Epstein origines et cogitations …

Contenus pornos pour mineurs chez France TV …

En juillet 2021, sur Slash, plateforme de France Télévisions destinée aux 15-35 ans, donc accessible à des mineurs, Diane Saint-Réquier a fait la promotion explicite de contenus pornographiques transsexuels, allant jusqu’à inciter à s’abonner à des plateformes payantes. Interrogée, elle n’a exprimé aucun regret, affirmant que « la majorité des jeunes ont accès à la pornographie » et revendiquant la promotion d’une pornographie qu’elle juge « plus éthique » à travers les productions transsexuelles. Pourtant, l’article 227-24 du Code pénal interdit la diffusion ou la promotion de contenus pornographiques susceptibles d’être accessibles à un public mineur.

Enquête sur la pédocriminalité …

Pierre Barnérias, enquête sur la pédocriminalité (mai 2025). Abonnez-vous à la série d’investigation « C’est notre petit secret » qui va montrer toutes les dysfonctions autours des réseaux de pédocriminalité, police, juges, presse … Souvent, les enfants victimes de pédocriminalité, racontent qu’elles ont un secret à ne pas dire …

Réseau pédocriminel entre la France et le Sénégal …

Sénégal : un réseau international pédophile démantelé. Au Sénégal, la police a démantelé un réseau international de pédophilie. Quatorze personnes ont été interpelées. Toutes de nationalités sénégalaises, elles sont accusées notamment de « pédophilie en bande organisée ». Ces personnes seraient membres d’un vaste réseau pédocriminel dont Pierre Robert, un ressortissant français, est présenté comme le commanditaire.

« Transformés en objets sexuels »: ce que l’on sait du réseau pédocriminel démantelé entre la France et le Sénégal. Quatorze personnes ont été arrêtées et présentées à un juge à Dakar, a annoncé ce dimanche 8 février la police sénégalaise. Accusées notamment de “pédophilie” et “viol commis sur mineurs de moins de 15 ans”, elles auraient opéré pour le compte d’un Français, mis en examen et placé en détention provisoire dans cette affaire.

Juan Branco : Un réseau de pédophilie alimentait les notables français en trafiquant des enfants sénégalais. Il vient d’être démantelé. Son animateur, qui a été arrêté, est un cousin éloigné de Brigitte Macron, qui, rappelons-le, a initié un rapport amoureux qui perdure avec un élève de son lycée, rencontré alors qu’il était âgé de 14 ans. Cela génère des rapprochements injustes sur les réseaux sociaux, mais doit nous amener à nous interroger.

M. Macron refuse toujours à ce jour de s’expliquer sur ses liens avec M. Epstein et les conseils qu’il lui aurait demandé. Sa seule réaction à ce jour consiste à prétendre qu’il ne s’agissait pas d’une affaire française.

M. Epstein avait pourtant au moins deux rabatteurs connus en France, et avait procédé à des centaines de voyages dans notre pays, qu’il considérait sien. L’affaire Epstein a permis de rappeler qu’un diplomate français consultant des fichiers pédopornographiques a été couvert par Gérard Araud, alors ambassadeur de France aux États-Unis et la hiérarchie du Quai d’Orsay. Il continue d’exercer au ministère, malgré la médiatisation de son affaire. Aucune réaction des autorités. Cela doit nous amener à nous interroger. Rappelons que M. Macron avait choisi comme ministre de la justice un homme connu pour avoir défendu des centaines de pédophiles, et ayant laissé une trace pour le moins contestée avec l’affaire d’Outreau. Si sa nomination avait révulsé, c’est que les apparences comptent en politique. La complaisance à l’égard de la pédocriminalité est en France un sport national, qui s’est renforcée sous Emmanuel Macron. Rappelons le scandale lié à la CIVISE, mais également le fait que l’Aide sociale à l’enfance (ASE) est devenue le principal proxénète de France, avec une estimation de 20’000 enfants placés qui seraient prostitués. De façon plus large, notre société a historiquement montré une grande complaisance à l’égard de la prostitution, et ses industries du luxe, omnipotentes, alimentent et s’alimentent des trafics qui ont fait de Paris non seulement la capitale de la mode, mais de la consommation d’être humains. Rappelons que Xavier Niel, l’oligarque le plus proche d’Emmanuel Macron, qui le considère comme un intime, a été détenu pour des faits liés à des réseaux de proxénétisme qu’il alimentait et dont il retirait en liquide régulièrement le cash. Il est le principal hébergeur au monde de contenus pédopornographiques, pour lesquels il avait déjà été inquiété il y a trente ans. L’enquête visant M. EPSTEIN a été clôturée avec le suicide de son rabatteur, M. Brunel, parce que la justice a la même appréhension de ces questions que nombre de Français et de ses dirigeants. Il est temps de mettre fin à cette impunité organisée.

69 défenseurs de la pédophilie (1977) …

TV Languedoc : Il y a un demi-siècle, Jack Lang signait une pétition pour défendre trois pédocriminels dans Le Monde (26 janvier 1977) avec entre autres Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Bernard Kouchner, André Glucksmann (le beau-père de Léa Salamé) … Et les victimes ? Que sont devenus ces très jeunes adolescents, douze ou treize ans, frère et sœur notamment, embarqués dans des jeux sexuels organisés, photographiés et filmés par les accusés, un médecin, un visiteur médical, un employé de la R.A.T.P., répondant aux noms de Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckhardt.

Voici la liste des 69 signataires que vous découvrirez dans l’article original …. (69 sérieux ?)

Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Judith Belladona, docteur Michel Bon psychosociologue, Bertrand Boulin, Jean-Louis Bory, François Chatelet, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Colin, Copi, Michel Cressole, Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Dort, Françoise d’Eaubonne, docteur Maurice Eme, psychiatre, Jean-Pierre Faye, docteur Pierrette Garrou psychiatre, Philippe Gavi, docteur Pierre-Edmond Gay psychanalyste, docteur Claire Gellman psychologue, docteur Robert Gellman, psychiatre, André Glucksmann, Félix Guattari, Daniel Guérin, Pierre Guyotat, Pierre Hahn, Jean-Luc Henning, Christian Hennion, Jacques Henric, Guy Hocquenghem, docteur Bernard Kouchner, Françoise Laborie, Madeleine Laïk, Jack Lang, Georges Lapassade, Raymond Lepoutre, Michel Leyris, Jean-François Lyotard, Dionys Mascolo, Gabriel Matzneff, Catherine Millet, Vincent Monteil, docteur Bernard Muldworf psychiatre, Négrepont, Marc Pierret, Anne Querrien, Griselidis Real, François Régnault, Claude et Olivier Revault d’Allonnes, Christiane Rochefort, Gilles Sandier, Pierre Samuel, Jean-Paul Sartre, René Schérer, Philippe Sollers, Gérard Soulier, Victoria Thérame, Marie Thonon, Catherine Valabrègue, docteur Gérard Vallès, psychiatre, Hélène Vedrines, Jean-Marie Vincent Jean-Michel Wilhelm, Danielle Sallenave, Alain Cuny.

Quand la télé était complaisante avec les pédophiles | Franceinfo INA

Les origines de Jeffrey Epstein selon Poussard …

L’enquête sur l’affaire du siècle depuis 2019. Xavier Poussard est remonté aux origines de Jeffrey Epstein et de ses soutiens.

Selon l’enquêteur Gabriel Sherman (Vanity Fair), Ghislaine Maxwell et Epstein sont pris en charge par un cercle de milliardaires juifs piloté par Leslie Wexner, patron de Victoria ’s Secret et en lien avec le Mossad. Edgar Bronfman, ancien président du congrès juif mondial, apparaît d’ailleurs dans les mails et les montages opaques liés à Epstein. Aujourd’hui, note Poussard, le conseil du Congrès juif mondial est présidé par David de Rothschild, famille qu’Epstein affirme lui-même « représenter » dans un des mails publiés par le DOJ …

Car celui qu’on présente comme un milliardaire n’a, au départ, « pas tant d’argent que ça » (il hérite de l’empire ruiné de son beau-père). Il est alors porté par un « méga groupe », un cercle de milliardaires de la « philanthropie juive » aux États-Unis qui finance le train de vie hors norme d’Epstein et de Ghislaine Maxwell. Le journaliste s’appuie sur les travaux de Gabriel Sherman (Vanity Fair), qui a documenté dans les années 1990 l’existence de ce réseau autour de Leslie Wexner, patron de Victoria’s Secret, présenté comme un homme d’affaires en difficulté, renfloué après son mariage avec Abigail Koppel, soupçonnée d’être liée au Mossad. Wexner mandate officiellement Epstein comme gestionnaire, mais Poussard explique que, derrière lui, se trouvent d’autres fortunes issues de la criminalité organisée de l’époque de la Prohibition, comme la famille Bronfman, ou des dynasties comme les Tisch et les Pritzker. Pour notre invité, ce méga groupe constitue en réalité « l’arrière-cuisine sale du Congrès juif mondial », dont l’un des anciens présidents, Edgar Bronfman, apparaît d’ailleurs dans les mails et les montages opaques liés à Epstein. Aujourd’hui, note Poussard, le conseil du Congrès juif mondial est présidé par David de Rothschild, famille qu’Epstein affirme lui-même « représenter » dans un des mails publiés par le DOJ.

Quid alors, du rôle de Trump ? C’est l’un des meilleurs spécialistes français de l’affaire Epstein qui vous le dit : les Epstein Files sont utilisés comme une arme géopolitique entre les mains de Donald Trump pour peser, entre autres, sur les pressions de l’establishment néoconservateur et israélien en faveur d’une guerre contre l’Iran. Le journaliste d’investigation remarque que chaque grande « séquence Epstein » coïncide avec un pic de pression du lobby sioniste pour « en finir avec le régime iranien ». Il balaie également les théories fumeuses égrenées sur les plateaux mainstream qui voudraient compromettre Trump dans cette affaire. Il raconte comment il a lui-même enquêté pour connaître le rôle du président américain, enquête qui l’a mené à conclure que « les avocats des victimes avaient publiquement déclaré que Donald Trump était le seul qui les avait aidés à identifier ceux qui avaient abusé des filles ». Notre invité cite les dépêches américaines très officielles, y compris Reuters, qui présentent aujourd’hui Trump comme « lanceur d’alerte dans l’affaire Epstein ». Pour lui, il n’y a aucun doute possible : « Trump est aux commandes depuis le début. »

Cette affaire « raconte presque l’histoire du monde depuis 1945 » autour de deux figures centrales, Robert Maxwell puis Jeffrey Epstein. Notre invité détaille comment Maxwell, grand intermédiaire entre blocs Est et Ouest, super-espion israélien enterré au mont des Oliviers entouré de la crème du renseignement, passe le relais à Epstein dans les années 80–90, sur fond de corruption et de délinquance financière. C’est bien simple : on peut lier cette affaire à tous les grands scandales politico-médiatico-financiers des quarante dernières années, de l’Ukraine au Covid. Dans ce récit, Epstein n’est pas un prédateur isolé, mais un rouage : « un intermédiaire » chargé de « tamponner des hommes politiques, des universitaires, des personnalités du monde du cinéma » afin de fabriquer du chantage pour « à peu près toute l’hyperclasse mondiale ».

Marlène Schiappa, qui feint de s’indigner de « l’indifférence des autorités à lutter contre la pédocriminalité » dans une tribune parue dans Valeurs Actuelles (VA), a en fait largement contribué à entraver l’enquête en France. C’est ce que révèle un courrier mentionné dans les « Epstein Files » daté du 16 octobre 2019 dans lequel, Marlène Schiappa, qui était alors secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, estimait que « M. Epstein n’a pas violé d’enfant en France, mais seulement aux États-Unis », et niait « la réalité des enfants vendus par leurs familles en France. »

Xavier Poussard liste les différentes branches Rot$child. et leurs « spécialités », avant de rappeler que ce qui est sorti représente à peine 10% des documents, issus de la boite mail qu’utilisait Epstein pendant ses vacances.

Le courriel à 25 millions de $ d’Epstein …

Cet article est une traduction et une adaptation en français de la série d’articles sur l’enquête publiée par Sayer Ji sur Substack, intitulée « Le courriel à 25 millions de dollars d’Epstein ». Basée sur les documents récemment publiés par le Département de la Justice américain concernant Jeffrey Epstein, révèlent que des courriels produits lors de procédures fédérales révèlent que Jeffrey Epstein a perçu 25 millions de dollars pour négocier un accord avec le ministère de la Justice au nom de la banque Edmond de Rothschild, qu’il a recruté l’ancienne conseillère juridique de la Maison-Blanche, Kathy Ruemmler, pour cette mission, et que la relation entre les trois parties s’est poursuivie pendant des années après la conclusion de l’accord.

Epstein n’intéresse pas la justice française …

François Asselineau : Mais où est passée la piste russe ? Epstein avait les pires difficultés à obtenir un visa d’entrée en Russie et aucun officiel russe ne daigna le recevoir. Mais il était en contact permanent avec Ariane de Rothschild : plus de 5’000 courriels échangés ! « Jeffrey, as-tu bien reçu ma vidéo avec les filles ? ». Mais ce n’est pas tout, on a aussi Fabrice Aidan, le haut diplomate français pédophile, dans la boucle …

Plus une journée sans qu’une tête ne tombe des deux côtés de l’Atlantique, ou qu’une révélation sordide ne vienne compléter le terrible bilan du réseau Epstein, longtemps réduit à un pur fantasme conspirationniste.

La liste Epstein et ses répercussions …

Plusieurs personnalités importantes ont démissionné suite aux répercussions de la publication massive des documents Epstein. Principales démissions à ce jour : Thomas Pritzker (président exécutif de Hyatt) : a démissionné de Hyatt Hotels, invoquant un « jugement déplorable » pour avoir maintenu des liens avec Epstein.

Kathryn Ruemmler (directrice juridique de Goldman Sachs) : a démissionné de Goldman Sachs suite à l’examen minutieux de ses communications et cadeaux avec Epstein …

Sultan Ahmed bin Sulayem (PDG de DP World) : A démissionné de DP World après la découverte de courriels révélant des années de correspondance avec Epstein …
Brad Karp (président du cabinet d’avocats Paul Weiss) : a démissionné de Paul Weiss après que des courriels ont révélé ses liens avec Epstein.
Larry Summers (président de Harvard et membre du conseil d’administration d’OpenAI) : a démissionné du conseil d’administration d’OpenAI et de ses fonctions liées à Harvard après la réapparition des liens avec Epstein.

Peter Mandelson (homme politique britannique) : a perdu son poste d’ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis en raison de ses liens avec Epstein.

Morgan McSweeney (chef de cabinet de Downing Street) : a démissionné de son poste de chef de cabinet du Premier ministre britannique Keir Starmer suite au scandale Mandelson-Epstein.

Tim Allan (directeur de la communication de Downing Street) : a démissionné de son poste de directeur de la communication du Premier ministre britannique Keir Starmer suite à l’affaire Mandelson-Epstein.

Miroslav Lajcak (conseiller à la sécurité nationale slovaque) : a démissionné de son poste après que les documents Epstein ont révélé des échanges concernant de jeunes femmes.

Sarah Ferguson (ancienne duchesse d’York) : Elle a dû faire face à des conséquences, notamment en se retirant de ses rôles publics et de ses fonctions royales suite à la reprise des investigations sur Epstein.

Jack Lang (directeur de l’Institut du monde arabe en France) : a démissionné de l’institut après la révélation de ses liens avec Epstein, ce qui a conduit à une enquête financière.

Caroline Lang (responsable de la production indépendante en France) : a démissionné du syndicat français de la production indépendante après la révélation de ses liens avec Epstein (en tant que fille de Jack Lang).

David A. Ross (président de l’École des arts visuels) : a démissionné de son poste à l’École des arts visuels.

Joanna Rubinstein (Présidente de Suède pour le HCR) : A démissionné de Suède pour le HCR après la révélation d’une visite sur l’île d’Epstein en 2012.

La plupart ont maintenu des contacts avec Epstein même après sa condamnation en 2008. Certains font actuellement l’objet d’une surveillance ou d’une enquête. La liste s’allonge rapidement. Qui sera le prochain ? A quand les poursuites pénales?

Le Président Donald Trump a fait publier la deuxième salve des dossiers Epstein, il y a 10 jours. Voici le bilan : Lord Mandelson, sous enquête criminelle. La police a perquisitionné ses propriétés. ; Prince Andrew, déchu de sa protection royale. A fui le Royal Lodge ; Prince William & Kate, ont brisé le silence pour la première fois. « Profondément préoccupés. » …

  • 🇬🇧 Lord Mandelson, sous enquête criminelle. La police a perquisitionné ses propriétés.
  • 🇬🇧 Prince Andrew, déchu de sa protection royale. A fui le Royal Lodge.
  • 🇬🇧 Prince William & Kate, ont brisé le silence pour la première fois. « Profondément préoccupés. »
  • 🇳🇴 Ambassadeur de Norvège aux États-Unis, a démissionné.
  • 🇳🇴 Princesse héritière de Norvège — s’est publiquement excusée pour ses liens avec Epstein.
  • 🇺🇸 Brad Karp, président de Paul Weiss, un des cabinets d’avocats les plus puissants d’Amérique, a démissionné
  • 🇺🇸 Larry Summers, a démissionné du conseil d’administration de OpenAI.
  • 🇺🇸 Chappell Roan, a quitté son agence de talents après que des e-mails du PDG liés à Epstein aient été révélés.
  • 🇺🇸 Ghislaine Maxwell, traînée devant le Congrès. A invoqué le Cinquième Amendement.

Et l’Europe est secouée (nouveaux dominos après la publication de janvier 2026) :

  • 🇫🇷 Jack Lang (ex-ministre de la Culture) a démissionné de la présidence de l’Institut du Monde Arabe. Sous enquête préliminaire du Parquet national financier pour blanchiment aggravé et fraude fiscale liée à ses contacts avec Epstein et une société offshore Pyrtanée LLC avec sa fille et Epstein.
  • 🇫🇷 Caroline Lang (sa fille, productrice de cinéma), a démissionné de la direction de l’Union des Producteurs Indépendants (SPI). Même enquête fiscale que son père concernant la société offshore Pyrtanée LLC.
  • 🇸🇰 Miroslav Lajčák (conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre Fico, ex-ministre des Affaires étrangères) a démissionné immédiatement. Des e-mails ont révélé des discussions crues sur des « filles magnifiques » avec Epstein ; il s’est traité « d’idiot » et a quitté son poste pour ne pas embarrasser le gouvernement.
  • 🇸🇪 Joanna Rubinstein (présidente de Sweden for UNHCR, haute responsable à l’ONU) a démissionné après la révélation d’une visite familiale sur l’île privée d’Epstein en 2012. Elle l’avait remerciée par e-mail ; elle a démissionné volontairement après l’exposition médiatique.
  • 🇳🇴 Thorbjørn Jagland (ex-Premier ministre, ex-président du comité Nobel, ex-secrétaire général du Conseil de l’Europe). Sous ENQUÊTE POLICIÈRE pour corruption aggravée liée à ses contacts avec Epstein.
  • 🇳🇴 Mona Juul (ambassadrice en Jordanie et en Irak), mise en congé / sous examen interne par le ministère des Affaires étrangères pour contacts avec Epstein ; démission potentielle en attente.

Où les commissions d’enquête ont lieu ou sont en discussion

  • 🇳🇴 Norvège — Une commission parlementaire indépendante a été créée pour enquêter sur les liens entre responsables politiques et diplomatiques et Jeffrey Epstein.
  • 🇩🇪 Allemagne, 🇳🇱 Pays-Bas, 🇧🇪 Belgique, 🇸🇪 Suède — Des discussions formelles sont en cours dans plusieurs parlements nationaux pour créer des commissions d’enquête sur l’affaire Epstein. Les décisions sont proches, certaines auditions pilotes sont prévues dans les prochaines semaines.

La France, le seul pays européen à refuser une commission d’enquête.

  • 🇫🇷 France — Refus officiel acté par Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale. Elle invoque des raisons institutionnelles : la justice est déjà saisie, une commission parlementaire créerait une confusion des pouvoirs. Mais un point important : avant d’entrer en politique, Braun-Pivet a travaillé plusieurs années au cabinet d’avocats Temime, cabinet ayant défendu Jean‑Luc Brunel, principal recruteur de jeunes filles pour Epstein en France (retrouvé suicidé en prison en 2022). Cela alimente un lien d’intérêts potentiel, renforçant les soupçons sur le refus de commission.

Personnalités françaises impliquées dans les Epstein Files :

  • 🇫🇷 Jean‑Luc Brunel, décédé en détention. en 2022, accusé d’avoir fourni de jeunes filles à Epstein.
  • 🇫🇷 Fabrice Aidan — Diplomate français, ancien cadre du ministère des Affaires étrangères, cité dans des échanges et carnets de contacts liés au réseau Epstein. Aucune poursuite judiciaire connue à ce stade.
  • 🇫🇷 Jack Lang, démission de l’Institut du Monde Arabe. Enquête du PNF pour blanchiment et fraude fiscale.
  • 🇫🇷 Caroline Lang, démission de l’Union des Producteurs Indépendants. Même enquête fiscale que son père.
  • 🇫🇷 Bruno Le Maire, Michel Hazanavicius, Cédric Villani, Frédéric Chaslin — Citations dans les fichiers, pas de poursuites à ce stade.

Et dans 15 jours, Bill Clinton. Sous serment. Devant caméras. 27 février. Hillary Clinton. Sous serment. Devant caméras. 26 février.

Du Nobel à la tourmente : l’effet Epstein frappe au cœur des élites européennes. Ce qui devait rester un scandale américain révèle, dossier après dossier, l’ampleur de ses ramifications au sein des plus hautes sphères politiques et diplomatiques du continent. L’ancien Premier ministre norvégien Thorbjørn Jagland, 75 ans, a été inculpé pour corruption aggravée dans le cadre d’une enquête portant sur la nature et l’étendue de ses relations avec Jeffrey Epstein. Ébranlé par la procédure, il aurait tenté de mettre fin à ses jours.

La gravité des éléments réunis est telle que la Norvège a sollicité la levée de son immunité auprès du Conseil de l’Europe, démarche exceptionnelle qui mesure à elle seule le niveau de soupçon pesant sur l’ancien président du comité Nobel.

L’enquête évoque l’usage, entre 2011 et 2018, des appartements privés d’Epstein à Paris et à New York, des séjours dans sa propriété de Palm Beach, ainsi que des voyages dans les Caraïbes et des nuitées d’hôtel financés par le financier américain, pour Jagland et plusieurs adultes de son entourage. À cela s’ajoute une demande de prêt personnel adressée à Epstein.

Le contraste est saisissant : c’est cet homme qui, à la tête du comité Nobel, avait attribué le prix Nobel de la paix à Barack Obama après seulement neuf mois de présidence, décision qui avait alors surpris jusqu’au principal intéressé et suscité une controverse mondiale.

Mais la déflagration dépasse désormais un seul nom. La princesse héritière Mette-Marit apparaît dans le périmètre des révélations et, surtout, Børge Brende, ancien ministre des Affaires étrangères devenu directeur du Forum économique mondial, a été contraint de démissionner, directement rattrapé par les répercussions de l’affaire. Le scandale ne touche plus des trajectoires individuelles : il atteint des institutions et des réseaux entiers.

Ironie : il y a peu encore, le président français Emmanuel Macron expliquait que l’affaire Epstein concernait surtout tout les États-Unis. Or ce sont désormais des développements européens qui, presque quotidiennement, viennent démontrer que le séisme est devenu pleinement transatlantique.

L’ex-prince Andrew arrêté par la police dans l’affaire Epstein …

L’ex-prince Andrew a été arrêté par la police dans l’affaire Epstein. Une enquête qui a mené les enquêteurs à interroger un nouveau témoin. La police britannique a lancé ce 18 février 2026 un appel à témoins après la révélation d’accusations de trafic d’êtres humains et d’agressions sexuelles sur une personne mineure remontant aux années 1990. Ces éléments figurent dans des dossiers liés au pédocriminel Jeffrey Epstein, dont l’affaire continue de produire des répercussions internationales. Les faits évoqués se seraient déroulés entre 1994 et 1996 dans le village de Virginia Water, au sud-est de l’Angleterre et mettraient en cause l’ex prince Andrew. Arrêté par la police ce jeudi 19 février, jour de son anniversaire, Andrew Mountbatten-Windsor est soupçonné de “faute dans l’exercice de fonctions officielles”. Pour ce témoin, dont l’identité est inconnue, il aurait également été présent lors d’une scène de torture.

Epstein et Karen Mulder premier témoin …

Karen Mulder, top-modèle emblématique des années 1990 et égérie de Dior et de Chanel, a dénoncé dès 2001 l’existence d’un système impliquant Jeffrey Epstein, soit près de vingt ans avant son arrestation. Elle accuse les agences Elite et Karin Models d’avoir fourni des jeunes filles à Epstein. Elle affirme que des mannequins étaient droguées avec des substances destinées à effacer leur mémoire, puis livrées comme des marchandises à des princes et à des responsables politiques. Elle désigne Jean-Luc Brunel comme un « chasseur d’enfants ». En 2021, Brunel sera officiellement mis en examen pour des faits liés à des abus sur mineurs.

En 2001, ses paroles ne sont pas prises au sérieux. Brunel règne alors sur une partie de l’industrie. L’interview est rapidement retirée. Karen Mulder est internée en établissement psychiatrique. Son traitement est financé par l’un des hommes qu’elle accuse.

Lorsqu’on lui demande pourquoi elle n’a pas saisi la police, elle répond que des hauts responsables et des membres des forces de l’ordre eux-mêmes participaient à ces soirées. Des années plus tard, l’implication de certaines figures influentes sera confirmée.

Six mois après sa sortie de clinique, elle ne supporte plus la pression. Sa carrière est brisée et l’opinion publique la considère comme folle. En décembre 2002, elle est retrouvée inconsciente dans son appartement parisien après avoir absorbé une dose massive de somnifères. Elle tombe dans le coma, mais les médecins la sauvent.

En 2006, elle donne naissance à sa fille Anna. La maternité devient son refuge. Elle disparaît des médias français et se consacre à son enfant.

En 2019, après près de vingt ans de silence, elle réapparaît lors d’un événement caritatif à Paris. Elle n’est plus une victime brisée, mais une survivante.

En 2026, à 55 ans, elle vit discrètement à Paris. Elle ne donne plus d’interviews. Après le suicide de Brunel en détention et la multiplication des témoignages de mannequins, elle est reconnue comme l’une des premières lanceuses d’alerte à avoir défié un système qui, à l’époque, l’avait réduite au silence.

En octobre 2001, sur le plateau de Thierry Ardisson, une des mannequins les plus célèbres au monde, la néerlandaise Karen Mulder, affiliée à l’agence Elite, accuse son père et diverses personnalités, y compris au sein de Elite, de l’avoir violée.

Affaire Epstein origines et cogitations …

Vincent Verschoore : Le nom qui apparaît le plus fréquemment au sein du dépôt des 3,8 millions de pages du dossier Epstein est « Rothschild », avec près de 12 000 occurrences — un chiffre écrasant comparé à d’autres noms comme « Clinton », pourtant bien plus médiatisés.

Selon l’analyste brésilien Marcos Candeloro, ce nom est systématiquement passé sous silence ou disqualifié comme « théorie du complot » par les médias mainstream, ce qui constitue selon lui la preuve la plus éloquente d’un pouvoir structurel protégé. Il présente les Rothschild comme la pointe visible d’un réseau financier et politique supra-gouvernemental (aux côtés des Rockefeller, Warburg, Schiff…), un « État profond » financier qui, depuis deux siècles, contrôlerait banques centrales, financements de guerres des deux côtés et récits médiatiques.

En février 2016, Epstein écrit à Peter Thiel : « Comme vous le savez sans doute, je représente les Rothschilds. » Cette phrase figure dans les documents officiels.

En octobre 2015, la Southern Trust Company (société d’Epstein) signe un contrat de 25 millions de dollars avec Edmond de Rothschild Holding S.A. pour des analyses de risques et algorithmes.

Les Wexner (magnat du prêt-à-porter, proche d’Epstein et du milieu sioniste) témoignant sous serment en février 2026 devant le Congrès : Epstein travaillait personnellement « pour la famille Rothschild en France », mentionnant des échanges avec Élie de Rothschild.

Ariane de Rothschild, PDG du groupe Edmond de Rothschild depuis 2023, aurait échangé des dizaines de courriels mensuels avec Epstein et l’aurait rencontré plus d’une douzaine de fois après sa condamnation de 2008 (confirmé par le Wall Street Journal en 2023). La banque avait initialement nié tout lien, puis invoqué des « devoirs normaux ».

Un courriel d’Epstein à Ariane en 2014 évoque des « opportunités » liées au coup d’État en Ukraine, alors que des courriers récupérés par WikiLeaks montrent des liens indirects avec Hillary Clinton et Lynn Forester de Rothschild (excuses pour un dîner manqué, aide à la rédaction de politique économique en 2015). Alan Dershowitz affirme que c’est elle qui lui a présenté Epstein, puis Clinton et le prince Andrew.

Les dossiers Epstein révèlent un réseau reliant trafic sexuel de mineurs, milliardaires, politiciens et universitaires. L’ONU aurait classé l’affaire en février 2026 comme possible « entreprise criminelle globale » pouvant relever des crimes contre l’humanité.

Candeloro conclut que les 12’000 mentions de « Rothschild » symbolisent une couche de pouvoir intouchable, qui contrôle l’argent, donc le récit, donc le silence. Le black-out médiatique n’est pas un hasard, mais la démonstration que le système fonctionne parfaitement : disqualifier toute enquête sur ce nom comme délire conspirationniste protège ceux qui, selon lui, possèdent réellement le monde.

Jusqu’où s’étendent les tentacules du kompromat pédocriminel ? Certainement encore plus loin que ce que nous savons déjà, à en croire le député Républicain Thomas Massie (à l’origine de la loi de divulgation des fichiers Epstein): selon lui, une partie très conséquente du dossier reste non publiée car mettant en cause les services secrets israéliens et américains (Mossad, CIA), et Israël (qui a le bras très long au sein de l’administration US par le biais d’une corruption de fond menée par l’Aipac et, on s’en doute, le kompromat epsteinien) bloque la publication du dossier complet.

Fabrice Epelboin : Epstein, la fabrique du monstre (les origines d’Epstein)

Tout le monde connaît la fin de l’histoire. Mais personne ne connaît le début. Avant d’être le nom qui fait trembler l’élite mondiale, Jeffrey Epstein était un « petit professeur de mathématiques » de la Dalton School devenu un grand financier, sans que l’on ne s’attarde trop sur les dessous de cette reconversion. Mais comment un prof mis à la porte de son école pour avoir menti sur son CV est-il devenu, en une décennie, l’intime des puissants ? Pour comprendre cela il faut se pencher sur son mentor, Adnan Khashoggi. L’histoire qui suit n’a rien d’une théorie conspirationniste, c’est celle de la fabrique du monstre. Celle de l’initiation d’Epstein au sein du Safari Club, la structure de renseignement la plus opaque du XXe siècle.

Au milieu des années 70, Adnan Khashoggi est l’homme le plus riche du monde. Oncle du futur journaliste Jamal Khashoggi, il est le « fixeur » officiel de la famille royale saoudienne et l’intermédiaire incontournable du géant de l’armement Lockheed. Mais derrière le faste des palais se cache une structure plus sombre : le Safari Club.

Fondée en 1976 par Alexandre de Marenches (patron des renseignements français, le SDECE) et Kamal Adham (chef des services saoudiens), cette alliance regroupe également le Maroc d’Hassan II, l’Iran du Shah et l’Égypte de Sadate. Véritable multinationale du renseignement « offshore », le Safari Club est né d’une nécessité : contourner la Commission Church.

En 1975, le Sénat américain venait de brider la CIA après avoir révélé ses programmes d’assassinats et ses expérimentations sordides telles que MKUltra. Henry Kissinger et les monarchies pétrolières imaginent alors une solution : privatiser la guerre froide. Khashoggi en devient le banquier et le concierge. Il met à disposition son yacht, ses palais et ses réseaux pour mener des opérations que les États-Unis ne peuvent plus assumer, même si la CIA, par l’intermédiaire de Georges Bush père qui en est le directeur à l’époque, reste en relation étroite. C’est dans cette pépinière de l’ombre que le jeune Epstein va faire ses classes.

À la fin des années 70, Epstein quitte l’enseignement pour la banque Bear Stearns, c’est là qu’il est repéré par les réseaux de Khashoggi. Le Safari Club a besoin de compétences, et Khashoggi cherche un « magicien de la finance » capable de déplacer des fonds occultes de façon discrète. Il prend le jeune Epstein sous son aile. L’initiation d’Epstein repose sur trois piliers fondamentaux enseignés par Khashoggi.

Le premier réside dans ce que l’on pourrait appeler la diplomatie de l’hospitalité. Khashoggi a érigé son yacht, le Nabila (qu’il revendra par la suite à Donald Trump), en véritable zone extraterritoriale, un sanctuaire flottant où chefs d’État, espions et trafiquants se côtoient à l’abri des regards et loin de toute juridiction. Pour Epstein, la leçon est claire : l’isolement géographique, qu’il s’agisse d’un navire ou d’une île privée, est la condition sine qua non du secret partagé.

Le deuxième pilier est l’usage systématique du sexe dans le business. Dans l’univers de Khashoggi, les réceptions somptueuses ne sont jamais de simples mondanités ; elles servent à lier les puissants par leurs désirs ou à les piéger. C’est à cette école qu’Epstein apprend que la libido des grands de ce monde est leur plus grande faille de sécurité, un outil de contrôle d’une efficacité redoutable.

Enfin, Khashoggi initie son protégé à la gestion de l’argent invisible. Puisque le Safari Club opère hors des budgets officiels, il nécessite une ingénierie financière capable de dissimuler l’origine et la destination des fonds. Epstein se familiarise alors avec la création de structures opaques et les paradis fiscaux, jetant ainsi les bases des montages complexes qu’il déploiera plus tard dans les îles Vierges.

Cette alliance marque une véritable transition entre deux époques du renseignement. Alors que les années 80 avancent, Adnan Khashoggi se retrouve de plus en plus exposé, notamment par son implication dans le scandale de l’Irangate. Ses méthodes, basées sur le faste ostentatoire et les commissions sur la vente de matériel militaire, commencent à dater face à un monde qui commence à se numériser et se financiarise de façon accélérée.

Jeffrey Epstein n’est plus ce prof de math égaré dans la banque d’affaire ; il est devenu le bras droit financier du plus grand marchand d’armes de la planète. Sous l’aile de son mentor saoudien, il apprend à naviguer entre les services secrets et les cercles de pouvoir, se préparant à reprendre le flambeau d’un système où l’information est la seule monnaie qui compte.

C’est également durant cette phase de la vie d’Epstein que Khashoggi l’introduit auprès de figures clés comme Robert Maxwell, père de Ghislaine et magnat de la presse lié, lui aussi, à plusieurs services de renseignement.

Lever le voile sur ces années d’apprentissage, au cours desquelles Epstein a vraisemblablement croisé la route de figures comme Jack Lang – alors brillant ministre de la Culture de Mitterrand -, c’est mettre en lumière le rôle de la France dans la fabrique du monstre, et regarder en face les dérives de la guerre froide à l’heure où elle recommence. Étonnamment, cela ne semble pas intéresser grand monde.

Tout ce que vous venez de lire est pourtant public, même si cela semble tout droit sorti d’un roman d’espionnage ou d’une théorie conspirationniste farfelue. Il n’y a là aucune révélation, aucun scoop, et on peut trouver ces informations sur Wikipedia (la version anglaise, pas la version française, plus pudique).

Les enquêtes d’Anne-Laure Bonnel, connue comme reporter de guerre dans le Donbass …

Affaire Epstein : ce que le dossier révèle du mannequinat international. L’affaire Epstein est souvent réduite à une galerie de noms. Elle éclaire pourtant un autre enjeu : la mise à disposition organisée de jeunes femmes vulnérables par des circuits transnationaux du mannequinat, dans un secteur longtemps faiblement régulé.

Le cas de Jean-Luc Brunel en est un révélateur. Passé par Karin Models puis fondateur de MC2 Model Management aux États-Unis, il est décrit par des enquêtes journalistiques et des actes de procédure comme un intermédiaire présumé ayant facilité le recrutement et l’hébergement de jeunes femmes dans l’environnement de Jeffrey Epstein. Mis en examen en France et inculpé aux États-Unis, Brunel est décédé en détention provisoire en 2022. Il n’y aura ni procès ni condamnation.

Un point demeure rarement rappelé : les alertes existaient bien avant.

Dès 2001, le mannequin Karen Mulder dénonce publiquement à la télévision française des viols et agressions sexuelles commis dans le milieu du mannequinat, décrivant un système qui neutralise la parole des victimes et protège les rapports de domination. Son témoignage est alors largement discrédité, avant d’être relu, vingt ans plus tard, à la lumière des scandales révélés.

Les enquêtes situent par ailleurs une part significative des recrutements entre 1995 et 2005 dans l’espace post-soviétique et balte, notamment en Russie, Ukraine, Biélorussie et dans les États baltes. Ce constat mérite d’être nommé pour ce qu’il est. Il ne s’agit ni d’une coïncidence ni d’un fantasme géopolitique, mais de la recherche systématique de profils cumulant jeunesse, précarité économique, faible protection juridique et forte dépendance aux intermédiaires. Dans l’après-chute du bloc soviétique, ces territoires ont constitué un réservoir de vulnérabilités pour des industries internationales en quête de main-d’œuvre féminine jeune, mobile et disposant de peu de leviers pour se défendre…

L’enjeu n’est pas de conclure là où la justice n’a pas pu juger. Il est de comprendre ce que ce dossier révèle.

Epstein : l’argument de l’ignorance ne tient pas. Bien avant la publication des « Epstein Files », le passé de Jeffrey Epstein relevait du domaine public. Dès 2008, Epstein est un délinquant sexuel condamné par la justice américaine pour sollicitation de prostitution impliquant une mineure.

Il ne s’agissait ni d’un secret d’initiés ni d’une information marginale, mais d’un fait judiciaire établi. Cette condamnation s’accompagne d’un accord de non-poursuite hors norme, critiqué dès l’origine pour son caractère exceptionnel et pour l’absence d’information des victimes. Ces éléments étaient accessibles, documentés, discutés.

Les années suivantes n’ont pas introduit le doute ; elles l’ont dissipé. De nombreuses procédures civiles, des témoignages concordants, un mode opératoire décrit avec constance. En 2018, l’enquête du Miami Herald établissait déjà, pièces à l’appui, l’ampleur des faits et les défaillances institutionnelles.

Dans ce contexte, affirmer aujourd’hui « nous ne savions pas qui il était » ne constitue pas une réponse.

Quand une information est publique pendant près de vingt ans, l’ignorance n’est plus un manque de savoir, mais un choix.

Les « Epstein Files » n’ont pas révélé un criminel inconnu ; ils ont mis en lumière des réseaux de relations, là où le socle judiciaire et factuel existait depuis plus d’une décennie. Être en relation avec Epstein après 2008 n’implique pas une culpabilité pénale. Le droit ne fonctionne pas par association.

Mais cela exclut l’argument de l’ignorance comme ligne de défense morale ou intellectuelle, en particulier pour des cercles de pouvoir pourtant rompus à l’évaluation du risque. Ce n’est pas l’information qui a manqué. C’est le choix de l’ignorer.

Les réflexions de Gastel Etzwane. …

Epstein : la vraie question n’est pas le chantage, mais la faillite morale de ceux qui gouvernent. Cette réalité interroge notre confiance dans ceux qui nous gouvernent. Peut-on vraiment faire confiance à une classe politique, économique et institutionnelle dont la moralité se révèle si faible qu’elle cède à des comportements aussi sordides dès qu’une occasion se présente ? Enfin, il n’est sans doute pas anodin que ce type d’affaires éclate alors même que l’on annonce un verrouillage accru des réseaux sociaux : une fois ces espaces restreints, il deviendra beaucoup plus difficile de s’informer, de recouper et de débattre publiquement de dossiers aussi dérangeants pour ceux qui détiennent le pouvoir.

Plutôt que de se perdre dans des spéculations sur un rôle russe ou sur tel ou tel service de renseignement, la question centrale devrait être autrement plus profonde.

Ce n’est pas de savoir quel pays aurait exploité des situations compromettantes, mais pourquoi il est si facile de faire tomber des hommes politiques et des dirigeants puissants simplement en leur mettant des jeunes filles ou des jeunes garçons, parfois encore mineurs, dans les bras. Aucun stratagème complexe, aucun dispositif de chantage sophistiqué n’est nécessaire : il suffit de mettre ces personnes en confiance, de les entourer d’admiration, de voyages, de privilèges, de relations sociales flatteuses, et ensuite de les exposer à des situations où la tentation s’impose à eux, pour qu’ils franchissent des lignes que la plupart des gens respectent.

Cette réalité interroge notre confiance dans ceux qui nous gouvernent. Peut-on vraiment faire confiance à une classe politique, économique et institutionnelle dont la moralité se révèle si faible qu’elle cède à des comportements aussi sordides dès qu’une occasion se présente ? Qui sont ces dirigeants qui font si peu de cas de l’innocence, de la fragilité et de la dignité de jeunes personnes ? Et pourquoi nos sociétés ont-elles confié autant de pouvoir à des individus si vulnérables à ce type de tentation ?

Se poser ces questions devrait être prioritaire, car elles touchent le fondement même de la représentativité, de la responsabilité et de l’éthique publique. En revanche, concentrer l’attention sur un seul acteur extérieur, ici la Russie, sert surtout à détourner le regard de ce qui est moralement et politiquement le plus troublant : la facilité avec laquelle des figures puissantes se laissent aller à des comportements socialement et humainement inacceptables. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles certains médias préfèrent aujourd’hui évoquer un écran de fumée géopolitique plutôt que d’embrasser de front la question de la faiblesse morale interne de nos élites.

Enfin, il n’est sans doute pas anodin que ce type d’affaires éclate alors même que l’on annonce un verrouillage accru des réseaux sociaux : une fois ces espaces restreints, il deviendra beaucoup plus difficile de s’informer, de recouper et de débattre publiquement de dossiers aussi dérangeants pour ceux qui détiennent le pouvoir.

Lâcher Jack Lang, aujourd’hui âgé de 86 ans et qui ne représente plus grand-chose politiquement, relève du minimum syndical pour un gouvernement confronté à une polémique devenue trop visible. C’est un geste tardif, symbolique, et sans véritable coût. La vraie question n’est pas tant son éviction que sa nomination répétée, pendant des années, à la tête de Institut du monde arabe.

Lâcher Jack Lang, aujourd’hui âgé de 86 ans et qui ne représente plus grand-chose politiquement, relève du minimum syndical pour un gouvernement confronté à une polémique devenue trop visible. C’est un geste tardif, symbolique, et sans véritable coût.

La vraie question n’est pas tant son éviction que sa nomination répétée, pendant des années, à la tête de Institut du monde arabe. Pourquoi maintenir aussi longtemps un homme très âgé à ce poste stratégique, alors qu’il existait forcément des profils plus jeunes, plus compétents, capables d’apporter un souffle nouveau à une institution en difficulté ? Cette obstination interroge.

Surtout, on ne peut s’empêcher d’avoir le sentiment désagréable que l’on sacrifie un homme en fin de parcours pour éviter de regarder plus haut, plus large, plus près du pouvoir réel. Jack Lang risque fort de servir de bouc émissaire commode, concentrant l’attention médiatique pour éviter toute enquête sérieuse sur d’autres personnalités, bien plus influentes et bien plus actives aujourd’hui.

La comparaison avec le Royaume-Uni est éclairante. Là-bas, le Premier ministre Keir Starmer est sous pression, car un de ses proches et ministres clés, Peter Mandelson, est gravement impliqué dans l’affaire Epstein. Le sujet est traité frontalement, jusque dans les grands journaux et au Parlement.

En France, au contraire, on détourne le regard. Les médias préfèrent se focaliser sur le « vieux Jack Lang » plutôt que d’examiner les responsabilités plus larges, les réseaux, les protections, et les silences. Cela donne le sentiment non pas d’une volonté de vérité, mais d’une stratégie d’évitement.

Epstein et les élites : jusqu’où va la complaisance, et pourquoi ? Ce que met en lumière l’article du Wall Street Journal n’est pas seulement la persistance de relations individuelles avec Jeffrey Epstein, mais l’existence d’un milieu qui se protège lui-même, au-delà des clivages idéologiques, politiques ou moraux affichés. Les correspondances privées et les faits rapportés montrent qu’après sa condamnation pour agressions sexuelles sur mineures, Epstein n’a jamais été réellement mis à l’écart des cercles de pouvoir qu’il fréquentait. Citons Noam Chomsky, Peter Mandelson, Richard Branson, Bill Gates

Ainsi, Noam Chomsky a continué à échanger avec Epstein après 2008, acceptant des transferts financiers conséquents et relativisant publiquement la gravité morale de ces relations, évoquant une forme d’« hystérie médiatique ».

De son côté, Peter Mandelson, ancien commissaire européen et figure centrale du pouvoir britannique, a maintenu un lien étroit avec Epstein, lui apportant soutien et considération, alors même que la nature criminelle de ses actes était établie.

Richard Branson l’a quant à lui accueilli sur son île privée après sa condamnation, illustrant cette normalisation troublante dans certains milieux d’affaires.

Enfin, l’article évoque également Bill Gates, dont les rencontres répétées avec Epstein après 2008 ont suscité de nombreuses interrogations, tant Epstein cherchait manifestement à exploiter ces relations de très haut niveau pour retrouver une respectabilité et un accès aux cercles d’influence.

L’article souligne un point central : Epstein n’était pas simplement toléré, il était conseillé, écouté, parfois activement aidé à se réhabiliter. Il recevait des recommandations précises sur la gestion de la presse, la reconstruction de son image et la manière de se présenter comme une victime d’un excès médiatique. Ce soutien ne relève donc ni de l’ignorance ni de la naïveté, mais bien d’un choix conscient, répété et assumé.

Dès lors, une question s’impose, que l’article n’énonce pas frontalement mais que l’on ne peut éviter par simple honnêteté intellectuelle : pourquoi ces personnalités ont-elles continué à fréquenter Jeffrey Epstein jusqu’au dernier moment, alors qu’elles savaient qu’il était un prédateur sexuel disposant de réseaux organisés de prédation ?

Peut-on raisonnablement croire qu’il ne s’agissait que d’un réflexe d’entre-soi, d’une solidarité de classe entre riches et puissants protégeant l’un des leurs ? Ou faut-il envisager des hypothèses plus graves encore : le chantage, ou le fait que certains aient bénéficié directement ou indirectement des “services” très particuliers de cet homme, ce qui expliquerait un silence aussi durable que docile ?

En creux, l’article ne raconte donc pas seulement l’histoire d’un prédateur, mais celle d’un système de protection, où le pouvoir social, la réputation et les intérêts communs semblent avoir pesé bien plus lourd que la réalité des crimes et la parole des victimes. C’est peut-être là le scandale le plus profond : non pas ce qu’Epstein était, mais ce que son maintien au cœur des élites révèle de ceux qui l’ont fréquenté en toute connaissance de cause.