Petits trafics et grandes arnaques sociales, politiques et économiques, jan. 2026

Titres: Le scandale de la vente des turbines Arabelle, L’État responsable des fausses immatriculations, Biogaran sous drapeau britannique, Les tours Telecom basculent américain, Les mini-réacteurs Naarea cédés à la Pologne, Taxe carbone cauchemar pour les PME, Record de faillites en 2025, Paris finance les ruches africaines, Thierry Breton a tué ATOS …

Le scandale de la vente des turbines Arabelle …

Yves Bréchet, ancien haut-commissaire à l’énergie atomique : « Les historiens risquent de rigoler quand ils étudieront la vente des turbines Arabelle, propriété d’Alstom, à General Electrics (en 2014 NDLR).

  • Dans un pays où 90% de l’électricité provient soit nucléaire soit de l’hydraulique, il faut avoir un peu « fumé la moquette », tout de même, pour réaliser une telle vente… Toujours est-il que trois ans après, on a racheté Arabelle, pour trois fois le prix ! Entre-temps, aux États-Unis, les brevets ne sont pas restés dans un tiroir, bien sûr. Je suis pas complotiste, je ne pense pas que cela a été une volonté de nuire. Je crois plutôt que c’est une incapacité à comprendre ce qu’est une industrie. Quand vous avez des gens qui sont câblés pour vendre et acheter, ça ne leur vient pas à l’idée que construire une compétence ça met 20 ans, la détruire ça met un an ».

L’État responsable des fausses immatriculations …

Pour décharger les agents préfectoraux, l’État permet en 2009 aux professionnels de l’automobile d’accéder au fichier des cartes grises. Faute de contrôles, des escrocs montent des garages fantômes. Résultat: 250’000 fausses immatriculations et autant de PV en moins. Toujours selon le ministère, 138 garages fantômes totalisant chacun plus de 1’000 véhicules ont été identifiés rien qu’en Île-de-France. Et si c’est votre immatriculation qui a été utilisée, c’est vous qui recevez les PV.

Biogaran sous drapeau britannique …

Tout doit disparaître ? L’entreprise de médicament Biogaran va être vendue à un fond britannique: 8’000 emplois et un générique sur trois vendu en France ! Le ministre de l’économie DOIT bloquer cette vente d’un actif stratégique, la France est en pénurie régulière de médicament Au lieu de ça, il laisse faire et demande « des garanties ».

  • «Le prix pour avoir les mains sales»: la directrice générale de Sanofi a touché 200 millions pour la vente de Doliprane, balance Montebourg. Julie van Ongevalle aurait même décliné une offre moins alléchante de 50 millions d’euros du fonds français PAI. «Donc nous avons donc la patronne d’ »Opella » qui va toucher le pactole pour vendre aux Américains. Excusez-moi, il y a un petit problème.»

Les tours Telecom basculent américain …

Derrière les tours télécoms, une question stratégique de souveraineté. L’annonce du rachat d’Infracos par Phoenix Tower International (PTI) marque un tournant structurant pour les infrastructures télécoms françaises. Cette coentreprise, détenue jusqu’ici par Bouygues Telecom et SFR, opère environ 3’700 sites radio situés majoritairement dans des zones moyennement denses. Leur bascule sous contrôle d’un acteur américain pose la question de savoir qui détient, contrôle et arbitre les infrastructures critiques du numérique en France ?

Les mini-réacteurs Naarea cédés à la Pologne …

La startup française Naarea excelle dans les mini réacteurs nucléaires essentiels à la France : mais en redressement judiciaire elle devrait passer sous pavillon polonais pour 500’000 euros. La « startup nation » de Macron, complètement effondrée…

Taxe carbone cauchemar pour les PME …

Taxe carbone aux frontières : le nouveau cauchemar bureaucratique que Bruxelles impose aux PME. Un nouveau choc administratif et bureaucratique se profile pour les PME importatrices, avec l’entrée en vigueur du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF). Pensé pour taxer le carbone des produits importés, ce dispositif s’annonce comme une usine à gaz pour des entreprises déjà saturées de contraintes.

Record de faillites en 2025 …

En 2025, les faillites d’entreprises ont atteint un niveau record: plus de 70’000 entreprises n’y ont pas survécu et près de 20’000 emplois ont été détruits. Depuis l’illusion artificielle de 2021, où l’argent public maintenait sous perfusion des entreprises déjà exsangues, les défaillances repartent à la hausse et dépassent les niveaux d’avant-crise. Et ce qui s’effondre est loin d’être anecdotique. C’est la métallurgie, la mécanique, le socle dur du productif. C’est aussi la maintenance, la réparation, l’entretien de ce qui restait. Dans l’industrie manufacturière 2’762 entreprises ont ainsi fait défaut en 2025.

  • Le deuxième graphique du Figaro ajoute une couche de gravité : les emplois menacés explosent. De 17’845 en 2018 à plus de 32’000 en 2025. Ce sont des villes, des territoires, des écosystèmes entiers qui glissent lentement hors du monde industriel. En 2024, on a presque atteint l’équilibre entre fermetures et ouvertures de sites industriels.. On s’est alors félicité. En réalité, on confond quantité et qualité. Une petite unité logistique vaut-elle une aciérie ? Un atelier d’assemblage compense-t-il une chaîne complète de production ? La France additionne des mètres carrés quand elle perd des filières entières.

À la question “comptez-vous investir dans les trois prochains mois ?”, seuls 3% des industriels répondent oui début 2026. Trois pour cent. L’immense majorité n’y croit plus. On n’investit pas dans un pays où l’on ne croit plus à la stabilité, à la cohérence, à la continuité. Étrangement, il semble que lorsqu’un emploi coûte davantage à l’entreprise que partout ailleurs dans le monde et que le salarié ­touche moins, l’équation économique ne tienne pas.

Paris finance les ruches africaines …

« Pour clore la mandature en beauté » : Paris veut débloquer 80’000 euros d’aides destinée à des projets de solidarité internationale. Parmi eux, l’installation d’un rucher en Afrique de l’Ouest provoque l’indignation de l’opposition municipale, en pleine crise des finances locales.

Thierry Breton a tué ATOS …

Les mensonges de Thierry Breton. « J’ai redressé toutes les entreprises où j’ai été. ATOS c’est sans doute ce dont je suis le plus fier » a assuré Thierry Breton. Les yeux plus gros que le ventre » pour ces acquisitions démesurées, et une valorisation qui n’est que du vent. En effet, après son départ pour rejoindre la Commission européenne en novembre 2019, l’entreprise a rapidement rencontré des difficultés majeures, souvent qualifiées de « crash » ou de « descente aux enfers » dans la presse, partout dans le monde : avertissements sur résultats et instabilité de la direction, endettement massif et restructurations, chute boursière … L’entreprise est en cours de démantèlement, avec des ventes d’activités à des investisseurs comme Daniel Kretinsky ou Butler Industries, et des craintes pour l’emploi (environ 100’000 salariés, dont 11’000 en France).