Titres: Génocide à Gaza selon MSF, L’Iran n’a pas bloqué Ormuz, Iran et ingérences étrangères, Les US ont créé le désordre économique et social en Iran, Hezbollah créé par l’invasion Israélienne en 1982, Assassinat de journalistes à Gaza, Les oligarques ukrainiens super-riches …
Génocide à Gaza selon MSF …
Gaza : MSF dénonce la « privation délibérée d’eau infligée aux Palestiniens » par Israël. Selon des données de l’ONU, de l’Union européenne et de la Banque mondiale, Israël a détruit ou endommagé près de 90% des infrastructures d’eau et d’assainissement à Gaza, notamment les usines de dessalement, les forages, les canalisations et les réseaux d’égouts. Les conséquences sont dramatiques pour la santé de la population.

L’Iran n’a pas bloqué Ormuz …
Alain Juillet : L’Iran n’a pas bloqué Ormuz, seulement les bateaux des pays agresseurs. Mais la Lloyd a fait grimper le prix des assurances, ce qui a refroidi les armateurs. Israël a été le premier a bombarder les raffineries de pétrole. L’Iran ne tire jamais le premier …
Iran et ingérences étrangères …
Si les Iraniens crient « Mort à l’Amérique ! », il est intéressant, et même nécessaire, de se demander pourquoi. Ce slogan, répété depuis des décennies dans les rues d’Iran, n’est pas né du néant. Il ne s’explique pas uniquement par un fanatisme religieux ou une haine irrationnelle. Pour beaucoup d’Iraniens, il est le cri d’une mémoire collective blessée par des décennies d’ingérences étrangères qui ont sapé leur souveraineté, pillé leurs ressources et fait souffrir leur peuple.
Quand on regarde l’histoire du point de vue iranien, ces raisons deviennent compréhensibles. Voici une chronologie factuelle des principales interventions extérieures américaines (et occidentales) qui ont profondément marqué l’Iran … (cliquer pour lire)
1951
L’Iran élit démocratiquement Mohammad Mosaddegh comme Premier ministre. Sa grande promesse : nationaliser le pétrole iranien, alors largement contrôlé par les Britanniques. Il remporte une victoire écrasante. Pour la première fois, l’Iran semblait pouvoir reprendre le contrôle de ses richesses nationales.
1953
La CIA et le MI6 britannique orchestrent un coup d’État, baptisé Opération Ajax. Mosaddegh est renversé. À sa place, les Américains et les Britanniques réinstallent Mohammad Reza Pahlavi en tant que Shah, un dirigeant pro-occidental autoritaire. Ce jour-là, l’Iran perd non seulement son gouvernement élu, mais aussi une grande part de sa souveraineté. Les profits du pétrole recommencent à partir massivement vers l’Occident.
1954
Un accord de consortium est signé, accordant 50% des profits pétroliers iraniens à des compagnies occidentales pour 25 ans. Le pétrole iranien, ressource vitale du pays, continue d’enrichir surtout des intérêts étrangers plutôt que le peuple iranien.
1957
Avec l’aide de la CIA et du Mossad, le régime du Shah crée la SAVAK, sa police secrète. Cette organisation devient tristement célèbre pour la surveillance massive, la torture et l’exécution d’opposants politiques iraniens. Des milliers de citoyens iraniens en seront victimes, souvent simplement pour avoir réclamé plus de justice sociale ou de liberté.
Années 1960-1978
À la demande des États-Unis, le Shah achète massivement des armes américaines. Entre 1970 et 1978, l’Iran dépense environ 20 milliards de dollars en armement. Cette somme colossale, prélevée sur les revenus pétroliers, prive le pays de moyens pour les services sociaux, l’éducation et le bien-être de la population. Le peuple voit ses richesses nationales transformées en achats d’armes qui servent surtout les intérêts stratégiques américains.
1979
Après des années d’autoritarisme, d’inflation galopante et de mécontentement populaire, les Iraniens se soulèvent et renversent le Shah. Les religieux radicaux prennent le pouvoir. Les États-Unis imposent immédiatement des sanctions économiques sévères à un Iran déjà fragilisé. Ces sanctions, qui perdureront pendant des décennies, pèseront lourdement sur l’économie et le quotidien des Iraniens ordinaires.
1980-1988
L’Irak de Saddam Hussein envahit l’Iran. La guerre dure huit ans et fait des centaines de milliers de morts iraniens. Les États-Unis apportent à l’Irak un soutien important : renseignements, armes, financements et tolérance face à l’utilisation d’armes chimiques contre les forces et les civils iraniens. Pour l’Iran, c’est une nouvelle trahison qui coûte la vie à une génération entière.
1988
Le croiseur américain USS Vincennes abat un avion de ligne civil iranien (vol Iran Air 655) dans les eaux territoriales iraniennes, tuant 290 personnes, dont 66 enfants. L’équipage américain reçoit des décorations. Cet événement, perçu comme un mépris total pour la vie iranienne, marque profondément la conscience collective.
1988 à aujourd’hui
Les services de renseignement américains et israéliens ont été accusés à plusieurs reprises de tenter de déstabiliser le régime iranien par des opérations d’influence. L’Iran a réprimé ces tentatives, souvent au prix de vies civiles.
Oui, l’Iran finance des groupes armés qui attaquent les intérêts américains et israéliens. Oui, des troupes américaines ont été visées dans la région. Oui, le slogan « Mort à l’Amérique » reste crié dans les rues.
Mais quand on regarde cette chronologie du point de vue iranien, on comprend que ce cri n’est pas seulement de la propagande. Il est aussi le produit d’une mémoire collective marquée par des décennies d’ingérences répétées : perte de souveraineté, ressources nationales détournées, répression facilitée de l’intérieur, guerres dévastatrices et sanctions qui ont touché en premier lieu le peuple ordinaire.
Comprendre n’est pas excuser les violences actuelles.
Mais ignorer ces faits, c’est refuser de voir pourquoi tant d’Iraniens portent encore aujourd’hui une rancœur profonde et regardent l’Amérique avec méfiance et amertume.

Les US ont créé le désordre économique et social en Iran …
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a assumé publiquement que les États-Unis ont créé une pénurie de dollars en Iran via leur politique de sanctions (« maximum pressure »). Cela a provoqué l’effondrement du rial, une inflation explosive et une crise économique qui a contribué aux manifestations de fin 2025/début 2026.
Les protestations ont été réprimées violemment par le régime iranien en janvier 2026, avec un bilan estimé entre plusieurs milliers et plus de 20 000 morts selon les sources (officiel iranien ~3 000 ; organisations de droits de l’homme : 6’000 à 20’000) …
Les États-Unis sont donc en partie responsables des manifestations du début 2026 qui ont causé ces milliers de morts. Par la suite, ils ont rompu d’un seul coup les négociations nucléaires qui étaient pourtant en cours et assez avancées avec le régime iranien, pour lancer, avec Israël, des frappes aériennes massives sur l’Iran fin février 2026.
C’est un exemple typique de guerre économique assumée par Washington, suivie d’une escalade militaire, dans l’espoir d’affaiblir ou de faire plier le régime.
Ce régime de sanctions imposé par les États-Unis fait toujours souffrir en priorité les plus fragiles de la population, mais pour Washington, comme l’avait déclaré Madeleine Albright à propos des sanctions contre l’Irak, « le prix en vaut la peine » (« the price is worth it »).

Hezbollah créé par l’invasion Israélienne en 1982 …
Aujourd’hui, Israël prétend envahir le Sud Liban pour détruire le Hezbollah. Mais en réalité, ce sont les bombardements d’Israël sur le Sud Liban qui ont initialement motivé la création du Hezbollah. Fondé à la suite de l’invasion israélienne du Liban en 1982 pendant la guerre du Liban, il ne se révèle publiquement qu’en février 1985. Il se présente alors comme un groupe de résistance contre l’occupation israélienne du Sud-Liban.

Assassinat de journalistes à Gaza …
Des dizaines de milliers de civils ont été massacrés à Gaza depuis octobre 2023 par l’armée israélienne, et plusieurs centaines ont été tués au Liban en seulement quelques semaines. Parmi eux, au moins 143 journalistes ont été tués – 130 Palestinien-ne-s à Gaza, 4 Israélien-ne-s, 1 Syrienne et 8 Libanais-es – dont les 3 derniers assassinés au sud Liban le 25 octobre 2024.
Journalistes libanais tués par Israël : la liste s’allonge. En tout, et jusqu’à présent, 21 membres de la presse locale ont payé de leur vie depuis la première guerre, lancée par le Hezbollah le 8 octobre 2023.
Tucker Carlson reçoit le journaliste britannique Steve Sweeney, qui a survécu à une tentative d’assassinat délibérée par un missile israélien le 19 mars 2026 près du pont d’ »Al-Qasmiya » (sud du Liban). Ils filmaient en direct, en gilets PRESS clairement visibles. Un F-16 israélien a survolé leur position puis a tiré un missile guidé directement sur eux. Accusation explicite de Sweeney et Tucker Carlson : » Israël cible volontairement les journalistes pour les éliminer et cacher au monde le nettoyage ethnique en cours au sud du Liban. Ce n’est pas une » bavure « , C’est une stratégie.
Les oligarques ukrainiens super-riches …
L’Ukrainien Rinat Akhmetov s’offre un appartement à 470 millions d’euros à Monaco et bat le record de la plus importante vente immobilière de l’histoire. Les oligarques super riches d’un coté, et le peuple obligé d’aller se faire tuer à la guerre de l’autre …

