Petits trafics et grandes arnaques sociales, politiques et économiques, juillet 2026

Titres: Incendies et valeur du sauvé, Le manque de moyens des pompiers, Les pompiers dirigés vers les zones des riches ? Certaines causes des incendies, Incendies agriculteurs et injustice, Les barrages hydroélectriques d’EDF cédés au secteur privé, Meiser passe sous pavillon allemand …

Incendies et valeur du sauvé …

Rémy Chabbouh, pompier et porte parole du syndicat SUD affirme que l’État paiera toujours plus cher l’inaction que la prévention : « Quand le président de la République nous dit qu’il nous soutient, très bien… mais concrètement, c’est quoi ? Des mots ne suffisent pas. Investir dans les pompiers coûte cher, mais reconstruire des villages, indemniser les victimes et réparer les dégâts coûte infiniment plus. Aujourd’hui, on considère encore la sécurité civile comme une dépense, alors qu’il faudrait la voir comme un investissement. C’est ce que nous appelons la « valeur du sauvé » : lorsqu’un incendie est éteint immédiatement, il ne détruit ni des immeubles, ni des entreprises, ni des vies. Chaque euro investi en amont évite des pertes considérables. Pourtant, nous continuons à manquer de personnel, de matériel et de moyens aériens. Si rien ne change, j’ai peur de revenir l’année prochaine avec exactement le même discours ».

Le manque de moyens des pompiers …

Contrairement aux propos tenus sur CNews par Monsieur François De Rugy le 15 juillet 2026, le financement des SDIS repose majoritairement sur les efforts des collectivités territoriales (Départements, Mairies, EPCI). Dire que nous ne sommes « pas en manque d’argent » est un contresens. Cette réalité budgétaire est aujourd’hui exsangue : elle entrave le recrutement des sapeurs-pompiers professionnels, bloque le renouvellement nécessaire de nos véhicules et de notre matériel, diminue la capacité d’investissement et bien d’autres.

La Sécurité civile aligne officiellement 12 Canadair CL-415, tous basés à Nîmes-Garons, d’où ils rayonnent sur l’ensemble du territoire. En pratique, la flotte est réduite à 11 appareils depuis l’avarie du « Pélican 35 » en 2025, et le vieillissement fait le reste : 2 à 3 avions sont immobilisés en permanence en maintenance lourde. Les plus anciens dépassent les 30 ans de service, et le constructeur a arrêté la production du CL-415 en 2015 : chaque pièce, chaque cellule fatiguée devient un casse-tête. Les jours de crise, la France dispose donc réellement de huit à neuf bombardiers d’eau amphibies opérationnels, appuyés par les avions Dash, qui larguent du retardant, et des hélicoptères bombardiers d’eau.

  • Les 4 Canadair engagés sur Fontainebleau, appuyés par 2 Dash et 3 hélicoptères, représentent plus du tiers des amphibies réellement disponibles, mobilisés sur un seul feu, à 600 kilomètres de leur base. Pendant ce temps, le Sud-Ouest sort à peine du feu de Houeillès et la saison des grands incendies méditerranéens ne fait que commencer.

Eric Durand, secrétaire général adjoint du Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile : « Nous faisons un constat d’échec de la politique menée ces dernières années pour assurer la disponibilité des Canadair »

  • Seuls 7 des 12 Canadair français étaient disponibles, samedi 25 juillet, pour lutter contre les violents incendies qui ravagent la France, en raison de difficultés dans les opérations de maintenance des avions. Cette situation était redoutée par les pilotes qui avaient tiré la sonnette d’alarme au début de l’été.
  • « Le problème, c’est que notre prestataire de maintenance, Sabena Technics, ne dispose pas des pièces de rechange ». Un ami qui travaillait sur la base de Nîmes Garons me l’avait dit il y a 5 ans: l’État choisit toujours Sabena qui fait une maintenance très mauvaise des avions (manque de pièces de rechange, incompétence…).

Excepté ce vendredi 24 juillet, seuls deux Canadairs sur les douze que compte la France, stationnés à la base de la Sécurité civile de Nîmes-Garons (Gard), ont été mobilisés pour lutter contre les incendies en Gironde. Certains pilotes dénoncent des problèmes de maintenance : « Ce n »est pas un ou deux avions qui manquent, c’est six parfois » selon Éric Durand, pilote de Canadair syndiqué

L’ »AdBlue« , cette norme antipollution qui devient une contrainte pour les pompiers pour éteindre les feux. L’enjeu n’est pas théorique. Dans les témoignages recueillis par la presse locale et nationale, les pompiers expliquent que certains engins doivent quitter le front de feu pour refaire le plein d’ »AdBlue » ou faire vérifier un défaut technique. Dans un contexte de canicule et de propagation rapide des flammes, ce type d’arrêt est perçu comme une perte de temps directement préjudiciable à l’efficacité des secours.

Les hélicoptères espagnols cloués au sol. Quand les pompiers espagnols ne peuvent plus utiliser leurs meilleurs hélicoptères anti incendies à cause des sanctions contre les Russes…

Les pompiers dirigés vers les zones des riches ? …

« Il n’y a pas eu un seul camion de pompiers » : au Porge, un collectif de sinistrés prépare une action judiciaire. Ce sentiment d’abandon a été partagé par Matthieu Plessis, un habitant qui a perdu sa maison, comme le rapporte RFI. « On a vu les convois de pompiers partir vers le Cap-Ferret. Il y a des personnes qui sont très connues, ceux qui n’habitent pas forcément là à l’année, qui sont seulement là en vacances dans leur villa de luxe. Nous, on est de simples paysans. Ce n’est pas normal », a-t-il déploré.

Certaines causes des incendies …

Les travaux non autorisés du gestionnaire d’autoroutes seraient la cause des incendies le long de l’A6 … Après l’incendie qui a détruit près de 2’200 hectares de la forêt de Fontainebleau, deux ouvriers d’ »Aximum » qui tronçonnaient des glissières sur l’A6 le jour où s’est déclenché le brasier ont été mis en examen. Sauf qu’ »Aximum » ne bricolait pas pour son plaisir : le donneur d’ordre, c’est APRR, le concessionnaire qui exploite (et encaisse) les péages de l’« autoroute du soleil ».

En France, près de neuf feux de forêt sur dix sont d’origine humaine. Parmi eux, une part relève d’actes volontaires, dont les auteurs restent difficiles à identifier. Depuis le début de 2026, selon le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, une soixantaine de personnes ont été interpellées dans le cadre d’enquêtes …

En France métropolitaine, 9 feux 10 sont d’origine humaine, l’unique cause naturelle étant la foudre. Dans 70% des cas, ces feux ont pour origine une activité économique (chantiers de BTP, activités agricoles, réseaux électriques…) ou une activité du quotidien (mégots de cigarettes, barbecues ou feux de camps, incendie de véhicule ou de poubelle…). Les 30% des feux d’origine anthropique restants sont dus à des actes de malveillance.

Incendies agriculteurs et injustice …

« C’est une injustice profonde et incroyable » : après avoir aidé les pompiers, des agriculteurs empêchés de sauver leurs récoltes. En Gironde, des agriculteurs qui viennent en aide aux pompiers depuis le début des incendies ne peuvent plus accéder à leurs propres parcelles en raison d’un arrêté préfectoral. Une situation qui pourrait leur faire perdre une année entière de récolte. 

Incendies : L’État rappelle aux agriculteurs qu’il est strictement interdit d’éteindre un feu sans formulaire en triple exemplaire. Sur le principe, éviter que des civils circulent au milieu des véhicules de pompiers et des fronts de flammes paraît évidemment raisonnable. Mais dans la France administrative, le message prend rapidement une saveur particulière : vous connaissez les chemins, vous avez une citerne pleine et le feu se rapproche de votre commune ? Merci de patienter pendant que votre dossier rejoint la bonne colonne.

Les barrages hydroélectriques d’EDF cédés au secteur privé …

Dans le silence, le Parlement vient de voter une loi pour vendre 40% des barrages hydroélectriques d’EDF au secteur privé ! La France se couche devant l’UE qui l’avait imposé. Les Français sont dépossédés de leurs barrages construits avec leur argent. Qui paiera la note pour une électricité plus chère ? Nous. Qui encaissera les dividendes ? Des fortunes privées. Pire, l’électricité des barrages sera vendue sur le marché européen, très cher et au meilleur moment pour les investisseurs, et non à prix bas pour la stabilité du système électrique français. Ceci est un nouveau désastre made in UE, voté par des traîtres.

Meiser passe sous pavillon allemand …

À Nogent‑sur‑Oise, l’entreprise Meiser a expliqué à 40 salariés sur 86 qu’il n’y a « plus d’autre choix » qu’un PSE, que la production de glissières de sécurité pour autoroutes va partir en Allemagne pour des « raisons économiques » trois ans à peine après que le site a été racheté 8 millions d’euros par le groupe Meiser. La direction envisage tranquillement de rapatrier la production outre‑Rhin et de transformer la France en simple client… avec l’argent de nos impôts. Car ces glissières sont des équipements de sécurité routière payés par la puissance publique, via des marchés passés sur les réseaux autoroutiers et routiers financés par les péages et le budget de nos collectivités.