Titres: Pantouflage d’un cancérologue chez Philip Morris, Vitamine D ivermectine et mébendazole contre le cancer, Lait cru contre les allergies, Euthanasie la nouvelle médecine, Les traitements naturels du Dr Willem, Origines de l’immunothérapie …
Pantouflage d’un cancérologue chez Philip Morris …
Peut-on lutter contre le cancer et conseiller le premier producteur mondial de cigarettes ? C’est le cas de David Khayat, à la grande surprise de l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn. Ce cancérologue très réputé est devenu consultant pour Philip Morris International. Aujourd’hui il fait la promotion des alternatives à la cigarette pour arrêter de fumer, comme les vapoteuses ou le tabac à chauffer. « La seule explication pour moi, c’est qu’ils y trouvent un intérêt financier » affirme celle qui a présidé l’Institut national contre le cancer.

Vitamine D ivermectine et mébendazole contre le cancer …
La vitamine D, l’ivermectine et le mébendazole reviennent régulièrement dans certaines discussions autour du cancer. Pourquoi ces trois molécules en particulier ? Que disent réellement les travaux scientifiques à leur sujet ? Dans cet entretien, le Dr Jean-Marc Sabatier, directeur de recherche au CNRS, analyse les mécanismes biologiques qui pourraient expliquer l’intérêt porté à ces molécules dans certains domaines de la recherche sur le cancer. Au cours de cette interview, il revient sur le rôle de la vitamine D dans de nombreux processus biologiques, mais aussi sur les raisons pour lesquelles l’ivermectine et le mébendazole continuent de susciter l’intérêt de certains chercheurs malgré leur ancienneté.

Lait cru contre les allergies …
Lait cru : un allié méconnu contre l’asthme et les allergies, selon la science. Le message des agences sanitaires occidentales, lui, ne varie pas. Selon la FDA, le lait non pasteurisé peut transporter des germes dangereux — salmonelle, E. coli, Listeria, Campylobacter.
Euthanasie la nouvelle médecine …
Avec la nouvelle loi, des « équipes mobiles d’euthanasie » pourront venir forcer l’entrée des maisons de retraite et des établissements de santé, y compris catholiques. La légalisation de la mort anticipée permettra d’économiser environ 1,4 milliard d’euros par an en frais de santé, vieillesse et retraite (évaluation de la Fondapol, 2025). Mais ce n’est pas tout, voici 23 problèmes graves identifiés dans la proposition de loi.
1. C’est un seul et même médecin qui décide de toute la procédure d’euthanasie ;
2. La loi ne prévoit aucune exigence formelle quant à l’expression de la volonté de mourir ;
3. Il suffit que le médecin affirme que la personne veut mourir ;
4. Ce médecin peut rencontrer le « patient » pour la première fois le jour de la « demande » …

Louis Fouché : Les proches de la personne n’ont pas un droit à être informés qu’une procédure d’euthanasie est en cours (art. 6, II, al. 4 et art. 7). Les proches n’ont pas le droit de contester en justice la décision du médecin (art. 12). Le médecin ou l’infirmier doit veiller à ce que l’entourage de la personne objet de l’euthanasie n’exerce aucune pression pour lui faire « renoncer à l’administration de la substance létale » (art. 9, I). La personne n’est informée « des modalités d’action de la substance létale » qu’après avoir confirmé sa demande de mourir (art. 6, V). Les médecins objecteurs de conscience qui refusent l’euthanasie sont obligés de désigner un autre médecin qui accepte de pratiquer l’euthanasie à leur place (art. 14). Les établissements privés, en particulier religieux, même si tous leur personnel est objecteur, sont obligés d’accueillir des équipes mobiles d’euthanasie et d’accepter l’euthanasie de leurs résidents et patients, sous peine de poursuites et de sanctions administratives et financières (art. 14). Les pharmaciens sont privés de clause de conscience et obligés de préparer le poison, sous peine de sanctions disciplinaires (art. 8 et 14). Les amendements visant à séparer les procédures d’euthanasie de celles de prélèvements d’organes ont tous été rejetés (par exemple l’amendement n°547). Le « contrôle » est réalisé après la mort sur la base des informations transmises par le seul médecin (art. 11 et 15). Le « contrôle » est réalisé par une commission composée de quatre membres d’associations et professionnels en sciences humaines et sociales, ainsi que de deux médecins et de seulement deux juges (art. 15 IV). Tout le coût de la procédure, y compris les honoraires et les rémunérations, est pris en charge par la Sécurité Sociale (art. 18).

Aide à mourir : BonSens.org porte plainte contre 4 membres du Conseil constitutionnel pour « prise illégale d’intérêts ». Conformément à l’article 2 de ses statuts, l’association BonSens.org a pour mission l’assistance aux personnes en situation de fragilité ou de détresse psychologique. Face à la loi sur l’aide à mourir, texte d’une gravité exceptionnelle, la garantie d’un contrôle de constitutionnalité impartial par des juges neutres constitue le dernier bouclier juridique des plus vulnérables. Sans neutralité, ce bouclier disparaît.
Les traitements naturels du Dr Willem …
Il vient de poser son sac. Retour de Pékin. Les experts de l’académie de médecine traditionnelle chinoise l’avaient retenu huit jours entiers: carnet ouvert, stylo en main, ils voulaient tout. Ses formules, ses protocoles, cinquante ans de terrain condensés dans quelques flacons d’huiles essentielles. En France, lui, il n’est plus médecin. Radié. « Je suis un peu persécuté », dit-il dans cette vidéo, avec un sourire fatigué qui en dit long. Le Dr Jean-Pierre Willem a plus de 80 ans. Chirurgien de guerre dans dix-sept conflits, fondateur des Médecins Aux Pieds Nus, il a soigné là où les médicaments conventionnels n’arrivaient pas. Ce qu’il a appris sur ces terrains, il l’a compilé. Et il continue de le transmettre, parce que ce genre de savoir disparaît avec celui qui le porte.

Origines de l’immunothérapie …
New York, 1891. William Coley, 28 ans, chirurgien au Memorial Hospital, perd une jeune patiente de 17 ans d’un sarcome. Il est dévasté. Il passe des semaines à fouiller les archives médicales de l’hôpital, cherchant si quelqu’un a déjà survécu à ce type de tumeur.
Il tombe sur un cas : un patient avait survécu à un sarcome avancé après avoir contracté une grave infection à streptocoque. La fièvre intense avait précédé la disparition de la tumeur. Coley comprend quelque chose : peut-être que le système immunitaire, activé par l’infection, avait aussi attaqué le cancer. Il commence à injecter des bactéries streptocoque directement dans les tumeurs de ses patients cancéreux. Les résultats sont stupéfiants : certains patients dont les tumeurs semblaient inopérables voient leurs cancers régresser complètement. Entre 1891 et 1936, il traite des centaines de patients. Ses taux de guérison sur certains sarcomes dépassent ce que la chimiothérapie obtiendra 80 ans plus tard.
Mais la médecine de son époque ne comprend pas et ne croit pas. Marie Curie vient de découvrir la radiation : la radiothérapie paraît scientifique, moderne, précise. Les toxines de Coley paraissent primitives, non reproductibles, non standardisées. Il est marginalisé. Après sa mort en 1936, ses travaux tombent dans l’oubli institutionnel.
Ce n’est qu’à partir des années 1980, avec le développement de l’immunologie, que la médecine comprend rétrospectivement ce que Coley avait découvert : que le système immunitaire peut être activé pour combattre le cancer. C’est le principe exact de l’immunothérapie, qui révolutionne l’oncologie au XXIe siècle. William Coley est aujourd’hui reconnu comme le père de l’immunothérapie cancéreuse. Il avait réinventé le principe 100 ans trop tôt.
